Olivia YACE se retrouve au centre d’une vive controverse médiatique à la suite du passage très remarqué de l’influenceur et streamer américain IShowSpeed en Côte d’Ivoire. Invité dans le cadre d’un live de près de quatre heures, suivi par une audience mondiale de plus de 50 millions d’abonnés sur YouTube, le créateur de contenu a sillonné Abidjan pour faire découvrir le pays à sa communauté internationale. Une exposition exceptionnelle qui, au-delà de l’enthousiasme populaire, a ouvert un débat inattendu sur la place occupée par certaines figures publiques ivoiriennes.
Une sortie polémique signée Observateur Ébène
Dans une vidéo d’environ deux minutes publiée sur ses canaux digitaux, Observateur Ébène, de son vrai nom Florent AMANY, s’est adressé directement à Olivia YACE, Miss Côte d’Ivoire et Miss Monde Afrique 2021, également membre du jury du concours Miss Cosmo 2025. Un message frontal dans lequel le chroniqueur estime que l’ancienne reine de beauté occupe trop longtemps l’espace médiatique ivoirien depuis son sacre en 2021.
Selon lui, Olivia Yacé devrait « s’effacer un peu » afin de laisser davantage de visibilité aux autres Miss ivoiriennes. Dans cet extrait largement relayé sur les réseaux sociaux, Observateur Ébène critique ce qu’il perçoit comme une omniprésence médiatique, allant jusqu’à suggérer que sa notoriété ferait de l’ombre à la génération actuelle, notamment à Fatima, Miss Côte d’Ivoire 2025.
Ces propos, mêlant ironie et reproches directs, ont rapidement divisé l’opinion publique, opposant ceux qui partagent l’idée d’un renouvellement des figures médiatiques à ceux qui défendent la légitimité d’Olivia Yacé à continuer d’occuper l’espace public.
Une vague de soutiens pour Olivia YACE
Peu après la diffusion de la vidéo, plusieurs personnalités influentes ivoiriennes sont sorties de leur réserve pour apporter un soutien appuyé à Olivia Yacé. Le média Buzz2miss a rappelé que l’ancienne Miss ne s’exprimait pas en tant que simple ex-lauréate, mais comme une personnalité publique à part entière.
« Olivia est une marque, une star. Quand on est sollicité, on répond »,
souligne le média, insistant sur la logique de notoriété et de demande médiatique.
La journaliste et présentatrice TV Caroline Dasylva a, de son côté, livré une prise de position plus institutionnelle. Elle replace Olivia YACE dans la continuité des grandes figures ivoiriennes ayant porté l’image du pays à l’international, citant des icônes telles que Laurent Pokou, Alpha Blondy, Didier Drogba ou encore Magic System. Pour elle, la présence d’Olivia Yacé aux côtés d’IShowSpeed relève d’un rôle d’ambassadrice du tourisme et de l’image nationale, bien au-delà du simple cadre d’un concours de beauté.
Un débat plus large sur la réussite et la visibilité de Olivia YACE
Le créateur de contenu Bravador est allé encore plus loin dans sa défense, dénonçant ce qu’il qualifie « d’hypocrisie nationale ». Dans une longue déclaration, il estime que la polémique révèle une difficulté collective à accepter la réussite lorsqu’elle est durable. Selon lui, Olivia Yacé n’est pas « partout », mais « là où il faut être », dans des espaces stratégiques liés à la culture, au tourisme et à la représentation internationale de la Côte d’Ivoire.
Pour ses soutiens, la présence d’Olivia YACE lors de la visite d’IShowSpeed ne relevait ni du hasard ni d’un privilège indu, mais d’un choix cohérent avec son statut d’ambassadrice et son capital d’image. Ils rappellent également que la visibilité n’est pas un droit automatique, mais le résultat d’un positionnement, d’un parcours et d’une reconnaissance acquise sur la durée.
Une polémique révélatrice des tensions médiatiques ivoiriennes
Au-delà du cas Olivia YACE, cette controverse met en lumière une question récurrente dans l’espace public ivoirien : comment gérer la longévité médiatique des figures emblématiques sans freiner l’émergence de nouveaux visages ? Entre exigence de renouvellement et valorisation de l’excellence, le débat reste ouvert.
Une chose est certaine : la visite d’IShowSpeed, initialement pensée comme une vitrine internationale pour la Côte d’Ivoire, aura aussi servi de catalyseur à une réflexion plus profonde sur la notoriété, la réussite et la place des icônes nationales dans l’imaginaire collectif.


















