L’affaire impliquant l’influenceuse ivoirienne MAA BIO franchit un nouveau cap judiciaire. Après son audition par les autorités, elle a été déférée au parquet ce matin pour plusieurs infractions liées à la sécurité routière.
MAA BIO face à la justice après sa convocation
L’affaire qui secoue les réseaux sociaux ivoiriens depuis plusieurs jours a connu une évolution majeure ce matin à Abidjan. L’influenceuse MAA BIO, de son vrai nom Yeelen Virginie KOUAME, a été déférée devant le procureur de la République à la suite de son interpellation pour défaut de permis de conduire.
Une vidéo virale à l’origine de l’enquête
Tout est parti d’une publication diffusée par l’influenceuse elle-même sur ses plateformes sociales. Dans la séquence devenue virale, elle apparaît au volant d’un véhicule, tenant son téléphone portable pendant la conduite. Un comportement formellement interdit par la réglementation routière en vigueur.
Alertées par les signalements d’internautes, les autorités compétentes ont rapidement ouvert une procédure. L’influenceuse a ainsi été convoquée devant la commission de suspension et de retrait du permis de conduire.
Une infraction plus lourde révélée
Lors de son audition, les responsables ont découvert un élément aggravant : MAA BIO ne possède aucun permis de conduire. Une situation qui transforme l’affaire en délit pénal et non plus en simple infraction administrative.
La combinaison de la conduite sans permis et de l’utilisation du téléphone au volant soulève également la question de la mise en danger potentielle des usagers de la route. D’autant que plusieurs contenus publiés auparavant par l’influenceuse la montraient déjà en situation de conduite.
Transmission du dossier de MAA BIO à la justice
Face à la gravité des faits, le dossier a été transmis aux autorités judiciaires pour la poursuite de la procédure. Après les auditions et formalités d’usage, MAA BIO a été présentée ce matin au parquet, où elle devra répondre des accusations retenues contre elle.
Une affaire qui dépasse le cadre individuel
Au-delà du cas personnel de l’influenceuse, cette affaire relance le débat sur la responsabilité des personnalités publiques à l’ère des réseaux sociaux. Les comportements diffusés en ligne peuvent désormais constituer des éléments de preuve et influencer les pratiques des abonnés.
Cette situation rappelle également les enjeux majeurs liés à la sécurité routière et à la lutte contre l’incivisme sur les routes ivoiriennes. Dans un contexte de sensibilisation accrue, les autorités multiplient les messages de prévention pour réduire les comportements dangereux.


















