La loi de finances pour 2026, adoptée via l’article 49.3, provoque une vague d’indignation en augmentant drastiquement les frais des titres de séjour pour les étrangers. De 200 € à 300 € pour une carte ordinaire, ces mesures visent à financer l’État, mais font l’objet de recours devant le Conseil constitutionnel, avec une décision imminente le 16 février 2026.
Nouveaux tarifs des titres de séjour
La carte de séjour ordinaire passe de 200 € à 300 €, tandis que le tarif minoré pour étudiants ou regroupement familial grimpe de 50 € à 100 €. L’autorisation provisoire de séjour, jusqu’alors gratuite, est désormais taxée à 100 €, et les droits de régularisation atteignent 300 €. La naturalisation explose de 55 € à 255 €, rendant l’accès à la nationalité plus onéreux que jamais.
Contexte de la loi de finances 2026
Adoptée fin janvier 2026, cette loi suscite des controverses majeures, menant à des saisines multiples du Conseil constitutionnel par le gouvernement, RN, LFI et les socialistes entre le 4 et le 6 février. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui-même saisi l’institution, suspendant la promulgation du texte (affaire n°2026-901 DC). Au 12 février, aucune décision n’est publique, mais le délai évoqué pointe vers le 16 février.
Débat sur la contribution des étrangers
Ces hausses interviennent dans un contexte où les étrangers contribuent via impôts et cotisations, selon des analyses OCDE, malgré des coûts administratifs réels. Des associations comme La Cimade dénoncent une précarité accrue pour les migrants et étudiants, la France devenant l’un des pays UE les plus chers en la matière. Cette mesure pourrait-elle inverser le narratif sur le « coût » de l’immigration ?

















